Pas moins de quatre organisations professionnelles ont demandé par lettre adressée à l’ex-Premier ministre Sébastien Lecornu de revenir sur la décision de retirer les chaudières biomasse du dispositif Ma Prime Rénov’ Parcours par geste. La filière est déjà éprouvée par le contexte économique compliqué, et craint que cette exclusion n’accélère son effondrement. Plusieurs fédérations ont donc fait part de leur opposition à cette exclusion : la Capeb (confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), le SER (syndicat des énergies renouvelables), le SFCB (syndicat français des chaudiéristes biomasse), et Propellet (association des professionnels du chauffage au granulé de bois et pellet), et de leur incompréhension face à cette décision contraire à l’aide de 1.000 € décidée en 2022 pour toute installation d’un dispositif de chauffage utilisant une énergie verte. Il faut préciser que, d’un point de vue global, le marché du chauffage au bois se porte vraiment mal : selon les chiffres publiés par l’Ademe et Observ’ER, moins de 300.000 équipements ont été vendus en 2024 (après enquête auprès de 142 industriels). Les poêles à bûches sont les premiers équipements concernés par cette chute de ventes (- 42 %). À noter toutefois un rebond de près de 20 % pour les poêles à granulés.