Le coefficient de conversion en énergie primaire, le CEP, est un outil qui permet de transformer l’énergie finale consommée par un logement en énergie primaire. Il prend en compte les pertes liées à la production, au transport et à la transformation de l’électricité. Depuis le 1er janvier, la baisse du coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité est officiellement appliquée dans le calcul du diagnostic de performance énergétique. Cette évolution réglementaire va modifier l’évaluation énergétique de nombreux logements. Il faut dire que le pays a fortement décarboné son électricité ces derniers temps, alors que cette énergie était jusqu’à présent fortement pénalisée par un coefficient élevé, censé représenter les pertes liées à sa production. La révision de ce coefficient prend mieux en compte le mix électrique français, majoritairement décarboné. Résultat immédiat : les logements chauffés à l’électricité voient leur consommation en énergie primaire diminuer mécaniquement dans le DPE et de nombreux biens améliorent leur classement énergétique sans aucun travaux. Certains logements sortent des catégories F et G, et échappent aux interdictions locatives des passoires thermiques. Un vrai plus pour les bailleurs, moins exposés au risque de vacance locative et de décote. Toutefois, cette évolution ne remet pas en cause l’objectif de fond, à savoir améliorer la performance énergétique du parc immobilier. Elle est censée simplement ajuster l’outil DPE et le rendre plus adapté aux réalités énergétiques.